L’émergence d’une Nouvelle génération de dirigeants est l’une des conditions primordiales pour un véritable changement politique. Autrement, la tentative d’introniser des Réformes générales sera avortée, quand les anciennes pratiques feront surface pour souilleront les nouvelles initiatives.
Le changement constitue l’adoption de nouveaux principes, une nouvelle orientation politique, allant dans le sens du progrès, du développement et de l’intégration. Ainsi, une force administrative ou une honnête volonté doit mener le navire à bon port.
Chez nous, les honnêtes citoyens refusent d’embrasser la carrière politique parce qu’au cours des cinquante dernières années, maintes personnalités ont souffert pour leur appartenance politique ou leur croyance.
Dans tous les domaines de la vie, on dénombre des victimes innocentes. Les accidents de la route et du travail ont réclamé beaucoup plus de vie que les conflits. Les commerçants, les journalistes, les enseignants, les étudiants et les artistes qui sont tombés au cours des dix dernières années ont été assassinés dans le but d’alimenter le climat d’insécurité ou établir la psychose de peur. Dans notre pays, toutes les personnes connues figurent semble-t-il sur une liste noire. Ainsi, notre fin ne dépend pas de nos activités politiques mais de facteurs indépendants de nos actes.
Ainsi, sous aucun prétexte, je n’encourage pas les citoyens les mieux préparés du pays à rester à l’écart des affaires de la nation ni s’émigrer pour aller faire du taxi au Canada ou surveiller des magasins aux États-Unis. Non seulement, ils doivent investir le secteur public conformément à leur vocation, aussi doivent servir la nation dans son ensemble afin de reconstituer son Autorité morale.
L’un des Programmes universitaires les plus prestiges, représentant une carrière importante, la politique ne constitue pas une passe dangereuse abandonnée à quelques aventuriers et des chenapans. Si nos gouvernements sévissent pendant plus d’une cinquantaine d’années, pour finalement placer le pays au bord des précipices, une Nouvelle génération de dirigeants doit intervenir pour opérer le redressement.
La Nouvelle classe existe, mais attend son heure qui peut-être ne viendra jamais. Les membres de cette classe travaillent actuellement dans le secteur public ou le milieu socioprofessionnel, d’autres sont au chômage. Ils se distinguent par leurs comportements, leurs raisonnements, leur niveau de formation et d’évolution, leur promesse et leur vision.
Faire sortir ce produit de sa réserve, en l’occurrence la Nouvelle classe politique claustrophobe nécessite une grande préparation. Il faut éviter le risque de contagion et de contamination. Un élément de l’ensemble peut souiller le reste ; les éléments de la réserve peuvent être contaminés par le milieu où ils sont intégrés.
L’instabilité politique est due à cette rupture de livraison survenue sur le circuit de la réserve à la scène politique. Cette pénurie a été planifiée depuis des années. En combattant leurs ennemis potentiels, les dictatures ont extirpé les germes de complots en éradiquant un type d’hommes, en broyant des générations, en déshumanisant le reste.
La génération actuelle a perdu ses élans naturels, son esprit d’initiative. Vivant dans un état de dépendance, elle moisit dans l’inaction, devenant un poids pour sa personne et pour autrui.
Évoluant hors de la réalité politique, la Nouvelle génération ne peut pas concevoir son rôle et sa participation. Étant en droit de fouler la scène politique nationale, la Nouvelle génération doit rompre avec le cercle vicieux, en jouant dans le rôle idéal, le rêve de nos aïeuls.
La lutte représente la volonté de se dresser contre le cours des choses pour renverser la situation. Ainsi, la Nouvelle classe politique doit sortir de son silence et de sa léthargie pour militer dans le sens du changement en définissant sa position, en réclamant un espace social.
La scène nationale est vide, en dehors de quelques airs ressassés, des voix essoufflées, des battements d’ailes de vautour rassasiés de cadavres, on n’entend pas de nouveaux rythmes.
Un militant n’a pour ennemi que ses ambitions, sa rapacité, la réussite facile, l’amour de la flatterie. Nous avons d’édifiants modèles devant nous, l’échec de nos prédécesseurs.
En dehors des penchants naturels, tares qui rongent nos devanciers et qui peuvent souiller leurs progénitures, les militants ne doivent pas se cabrer face aux canons adverses.
Face à cette carence de dirigeants, conscient du danger qu’elle entraȋne, je convie les aspirants, personnes qui vont bénéficier d’un changement politique à lancer des initiatives individuelles et collectives comme pour forcer les choses.
Le plan de la Réforme générale est actuellement disponible, aussi bien qu’un Programme de transition. Des réformes, agraire, académique, sanitaire, judiciaire, sécuritaire, parlementaire, présidentielle, municipale permettront à chacun de militer dans son domaine respectif avant de former une chaîne d’union pour un chambardement acide.
Puisque le pays souffre d’une crise générale, le changement doit être radicale, la solution globale.
Finalement, on ne peut pas atteindre la terre promise sans une période de transition, le rite de passage de la Nouvelle classe politique.
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