Notre système politique souffre de déficience générale : mauvaise orientation politique, absence de programme, effondrement de la structure administrative, carence d’homme. Les urnes futures ressemblent à des précipices, charniers de la liberté. Puisque la rectification de notre système politique s’impose, la Nouvelle opposition nationale met un Plan de sauvetage à la disposition du secteur de changement.
L'Alternative en sept points
1. Avènement d’un gouvernement provisoire (Cour de cassation, Conseil d’État, NON)
2. Dissolution du parlement
3. Programme d’urgence (combattre l’insécurité, l’inflation et la carence de services)
4. Mesures de stabilisation administrative (Évaluation, épuration, restructuration)
5. Application de la réforme
6. Rédaction d’une nouvelle Constitution
7. Élections nationales
Le gouvernement provisoire
Nommé pour trois (3) ans, le gouvernement provisoire sera dirigé par le président de la cour de cassation. Si celui-ci n’est pas disponible, il faut choisir le plus ancien juge ; le troisième choix serait le juge le plus âgé. Un consensus doit être trouvé au niveau de cette cour, autrement toutes les menées sont bonnes.
Un premier ministre, un habile gestionnaire sera nommé par le Conseil d’État provisoire et le Bureau de la Nouvelle opposition nationale. Son rôle serait d’assister le président provisoire dans ses fonctions administratives.
Les fonctions du gouvernement provisoire
1. Payer les salariés de l’État
2. Percevoir taxes et impôts au nom de l’État
3. Faire fonctionner les services publics
4. Assurer la sécurité
5. Opérer les nominations indiquées
6. Recevoir les ordonnances du Conseil d’État
Les attributions du Conseil d’État provisoire
Au cours de la période transitoire, le Conseil d’État provisoire est appelé à gérer le dossier politique :
1. Présentés à la Présidence la liste des ministres pressentis.
2. Nommer les Commissions d’étude et des Commissions d’application.
3. Superviser les travaux des Commissions techniques et des Conseils d’application.
4. Finaliser les projets de réforme soumis par les Commissions d’étude et des Commissions d’application.
5. Superviser les activités du gouvernement provisoire.
6. Avaliser les mesures d’urgences.
7. Proposer la rédaction d’une nouvelle Constitution.
8. Procéder à la création du Conseil électoral provisoire (Institut électoral national).
9. Procéder à la création du Bureau de rectification judiciaire.
10. Le Conseil d’État provisoire sera chargé de négocier avec la Nouvelle opposition sur la nouvelle orientation politique du pays, les mesures économiques et l’intronisation de la Réforme.
11. Le Conseil d’État doit œuvrer en étroite collaboration avec les représentants officiels de la Nouvelle opposition nationale.
12. Le Conseil d’État doit organiser des causeries hebdomadaires auxquelles les Commissions d’études et d’application prendront part. Ces activités s’étendront aussi en province.
13. Si le Conseil d’État refuse de coopérer, il faut le remplacer par le Comité de Salut public, composé uniquement des membres de la Nouvelle opposition les plus radicaux.
Le programme du gouvernement provisoire
Le gouvernement provisoire est appelé à gérer la crise actuelle tout en introduisant les réformes.
1. Les mesures d’urgence
2. Le programme d’urgence
3. Les dispositions administratives provisoires
4. Les Commissions d’étude
5. Les Commissions d’application
6. Le Conseil électoral provisoire
7. La Commission de rédaction de la nouvelle Constitution
8. Le Bureau de rectification judiciaire
Les mesures d’urgence
Probablement, le gouvernement provisoire sera boycotté par nos bailleurs de fonds traditionnels. Des mesures d’austérités seront adoptées dans l’immédiat pour redresser la situation économique du pays. Les rentrées de l’État doivent être doublées en moins de trois mois.
1. Réduire de 25% nos volumes d’importation.
2. Perception de 10% sur les réceptions de transfert d’argent.
3. Limiter les sorties d’argent. Seuls les étudiants, document à l’appui, sont qualifiés pour recevoir des transferts venus du pays. Mais, la requête des nouveaux étudiants ne seront pas reçues.
4. À l’exception des transactions commerciales, les autres envois doivent trouver l’approbation du Ministère des finances.
5. Il serait interdit aux commerçants importer certains produits.
6. Le gouvernement provisoire doit cesser de payer la dette externe.
7. Les citoyens haïtiens payeront de fortes sommes pour voyager.
8. Des taxes seront élevées, d’autres seront instituées.
9. Les salaires mensuels des salariés de l’État seront inférieurs à 60.000 Gdes.
Les grandes réformes
Le programme de développement national est contenu dans le Guide de la réforme haïtienne, un document de trois cents pages, préconisant un changement systématique.
Les grandes réformes seront menés par deux Commissions : d’étude et d’application œuvrant sous la supervision du Conseil d’État.
Les Commissions d’étude ont pour mission d’élaborer des projets de réforme à partir des propositions faites dans Le Guide de la réforme. Elles sont appelées à travailler de concert avec les actuels cadres des institutions soumises à l’innovation administrative.
Les Commissions d’étude comptent des nationaux et des experts étrangers.
Les Commissions d’application penchent sur l’application des réformes. Ils doivent étudier les difficultés d’adaptation ainsi que les ressources disponibles. Ils doivent être en mesure de déceler le sabotage, le crétinisme et d’autres tendances négatives.
Toutes les instances publiques soumises à l’innovation administrative doit créer un bureau de réforme, tenu par des cadres appelés à travailler avec les Commissions d’étude et d’application.
Les étapes de la réforme
Les réformes sont divisées en quatre phases. En réalité, l’ordre préétabli ne sera pas suivi à la lettre. Seule la tournure des événements pourra établir les priorités.
1. La première phase: phase administrative
2. La deuxième phase : phase économique
3. La troisième phase: phase électorale
4. La quatrième phase : phase décisive
La première phase de la réforme : phase administrative
La première phase de la Réforme accorde la priorité au redressement administratif. Elle sera achevée en neuf (9) mois.
1. Nomination du gouvernement provisoire
2. Nomination du Conseil d’État Provisoire.
3. Nomination du Conseil électoral provisoire.
4. Création des trois (3) Gouvernorats.
5. Création des vingt-sept (27) Municipalités.
6. Création de l’Institut national d’administration publique.
7. Création de l’Institut national des services publics.
8. Création de l’Institut national des finances.
9. Création de l’Agence de gestion des entreprises publiques.
10. Création de la Police fiscale.
11. Création de la Police administrative.
12. Création de la cour interne.
13. Création de la cour administrative.
14. Création du Conseil suprême de Justice.
15. Création de la Compagnie nationale de transport.
16. Création de l’Institut électoral national.
17. Création du corps de Sûreté interne.
18. Restauration du sens original des rues de la Capital.
La deuxième phase de la réforme : phase économique
L’État doit mobiliser ses capacités budgétaires pour pouvoir financer la Réforme et les nouveaux organismes publics en procédant à la création de la masse monétaire. Cette phase sera achevée en six (6) mois.
19. Étatisation des compagnies téléphoniques.
20. Étatisation des entreprises rentables.
21. Étatisation des banques haïtiennes.
22. Intronisation de la réforme économique.
23. Imposition des taxes aux vendeurs de rues.
24. Introduction de nouvelles taxes.
25. Création des différents corps de sécurité.
La troisième phase de la réforme : phase électorale
La troisième phase de la Réforme conduira aux élections. Elle sera achevée en vingt quatre (24) mois.
Les anciens élus ainsi que toute personne associée au malheur du pays ne pourront pas participer aux nouvelles élections, acte symbolisant la rupture avec la tradition. Les candidats émergeront uniquement du secteur public.
26. Rédaction d’une nouvelle Constitution.
27. Construire des édifices administratifs dans les Municipalités.
28. Création d’une chambre unique ainsi que la réduction du nombre de parlementaires.
29. Tenue d’élections au niveau municipale et parlementaire.
30. Tenue d’élections présidentielle et gouvernorales, une année après.
La quatrième phase de la réforme : phase décisive
Le développement durable constitue la phase finale de la réforme. Il inclut les projets à long terme et nécessite de grands financements.
31. Création des Industries publiques.
32. Intronisation de la réforme agraire.
33. Adoption de mesures protectionnistes.
34. Intronisation de la réforme académique.
35. Intronisation de la Réforme sanitaire.
36. Intronisation du Conseil d’État permanent (deux ans après les élections).
37. Nomination du Conseil électoral permanent (deux ans après les élections).
38. Négociation du départ des troupes étrangères.
39. Finalisation des autres points de la grande Réforme nationale.
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