INTRODUCTION
Aujourd’hui, nous avons constaté les dégâts causés par l’aide étrangère au pays, que toutes nos usines sont fermées, que l’emploi est inexistant, qu’il faut obligatoirement repenser l’économie.
Refusant de financer l’industrialisation, nos bailleurs de fonds se contentent de parrainer des programmes obscurs, des projets insignifiants soit « l’institutionnalisation de la misère ».
La dérégularisation des années quatre-vingts a donné le coup de grâce à notre prospérité. Le secteur privé s’est enrichi, l’État appauvri.
Il est impossible à un État faible de remplir sa mission, prôner la justice sociale, quand le secteur privé tend d’avaler le secteur public. Cette situation conduira obligatoirement à la rupture : chaos ou révolution.
Nous devons laisser le cercle vicieux, en créant la souveraineté financière.
Je propose un modèle d’économie d’État, un ensemble de mesures rectificatives apportées à notre ancien système quand l’État gérait les banques et l’industrie.
Pour financer la reconstruction et les programmes de subvention, l’État doit créer la masse monétaire, un accroissement de richesse rendu possible en multipliant les revenus publics : taxe, vente de services, production.
Ma réforme exclut la présidence de la sphère économique. L’Institut national des finances, un organisme autonome administra ce secteur, la Police administrative sanctionnera les incuries.
ENDROIT
L’économie est l’un des piliers de la souveraineté nationale et de la stabilité politique. Avant les années soixante-dix, Haïti ne dépendait pas de l’aide internationale ni des transferts d’argent, sa croissance reposait sur le tourisme, l’exportation des produits agricoles et miniers. Sur le plan industriel, nous nous retrouvons au même rang que les pays les plus avancés d’Amérique du sud.
Avant la débâcle des années quatre-vingt, le secteur public bénéficiait d’une avance considérable sur le secteur privé. Malgré l’incurie, le gaspillage et le vol, l’État triomphait sur deux fronts : institutionnalisation et industrialisation.
Dans cet ouvrage, l’auteur prêche un retour au modèle traditionnel, en passant par la refonte de la fiscalité, la restructuration des services de bases pour les rentabiliser et la relance des industries publiques.
Le programme d’étatisation des institutions rentables du pays va permettre à l’État de réduire le déficit chronique et notre dépendance vis-à-vis de l’aide étrangère.
Rédigé dans un style simple et direct, cet ouvrage a théoriquement solutionné la crise économique nationale en définissant de façon précise les objectifs à atteindre.
No comments:
Post a Comment