Thursday, November 25, 2010

LE NOUVEL ÉTAT (Extraits)

LE NOUVEL ÉTAT


(Extraits)



1. La nouvelle division territoriale

Il est impossible de décentraliser les services publics, de moderniser l’État sans concevoir une nouvelle division administrative nationale. Je propose le modèle suivant :

1. Il s’agit de diviser le pays en trois (3) Régions : le nord, le sud et l’ouest.
2. Diviser chaque Région en trois (5) Départements ; ainsi il y aura quinze (15) Départements, au total.
3. Diviser chaque Département en trois (3) Arrondissements ; ainsi il y aura quarante cinq (45) Arrondissements.

4. Diviser chaque Arrondissement est en trois (3) Communes.
5. Diviser chaque Commune en Sections communales
6. Diviser Chaque Section communale en Quartiers.



2. Les Gouvernements

La décentralisation politique engendre trois types de gouvernement.

1. Le Président de la République administre le Gouvernement central.
2. Le Gouverneur administre le Gouvernement régional. Le pays est divisé en trois (3) Région, compte trois (3) Gouverneurs.

3. Le Maire administre le Gouvernement municipal. Le pays est divisé en quinze (15) Municipalités, compte quinze (15) Maires.

3. Le Gouvernement central

Le Président de la République siège à la tête du Gouvernement central. Symbole de l’autorité morale, il remplit le rôle de consultant, de coordinateur, d’exécutant et d’intermédiaire. Il est élu pour cinq (5) ans, ne peut effectuer qu’un (1) mandat présidentiel au cours de sa carrière politique, mais peut concourir pour les autres postes électifs.


Les restrictions présidentielles

Pour le bien-être du pays, les pouvoirs du président doivent être réduits, le moindre écart doit être sanctionné. Ainsi le président…

1. Ne peut pas dissoudre le parlement.
2. Doit respecter l’autorité des gouverneurs et des maires.
3. N’organise pas d’élections.
4. Ne dispose pas de droit d’objection dans l’élaboration des lois.
5. Peut être destitué s’il est coupable de trahison, de meurtre, de fraude, de corruption et de malversation.
6. Ne peut pas déclarer la guerre sans l’aval du Parlement.

7. Ne peut nommer ni révoquer les agents d’État à l’exception des nominations présidentielles, celles définissent par la loi.

8. N’exerce plus sa tutelle dans les domaines suivants: administration publique, économie, finances, justice, sécurité, santé, éducation et la diplomatie.

9. Ne peut pas se dispose pas de compte bancaire secret ni de caisse noire.
10. Tous les documents engageant la nation haïtienne doivent être entérinés par le Parlement.
11. Les emprunts doivent être autorisés par le Parlement.
12. La personne du président ne peut pas faire l’objet d’appui international.

13. Le Président doit être rappelé à l’ordre quand il viole la loi et les principes. Les tribunaux administratif et interne seront saisis des dérives présidentielles. Ils émettront des injonctions avant de prendre des sanctions.



Le vice président

Le poste de Premier ministre est aboli, le vice président appelé à exerce les fonctions suivantes :

1. Remplir le vide présidentiel
2. Travailler étroitement avec les Gouverneurs et les Maires.
3. Servir de liaison entre l’executif et le parlement. Au parlement, le vice président jouit du droit de vote.



4. Le Gouvernement régional

Le Gouverneur préside le Gouvernement régional. Le pays est divisé en trois (3) Régions, compte trois (3) Gouverneurs lesquels sont élus pour cinq (5) ans. Ces derniers ne peuvent exercer qu’un mandat au niveau gouvernoral mais sont libres de concourir pour d’autres postes électifs à la fin de leur mandat.


Les fonctions du gouverneur

Dans le cadre de la décentralisation administrative, le gouverneur exerce des fonctions multiples :

1. L’exécution des ordonnances centrales.
2. L’exécution les ordonnances régionales.
3. L’exercice des prérogatives individuelles.


L’exécution des ordonnances centrales

Dans le cadre des ordonnances centrales, le gouverneur applique strictement la politique du gouvernement central tout en faisant fonctionner dans un cadre unitaire les organismes publics placés sous sa direction.


L’exécution les ordonnances régionales

Dans le cadre des ordonnances régionales, le Gouverneur définit la politique régionale. Il coordonne les activités des Municipalités afin qu’elles évoluent dans le cadre régional.

L’exercice des prorogatives individuelles

Le Gouverneur remplit aussi la fonction d’administrateur. Il négocie au nom du Gouvernorat, autorise les dépenses et les transactions. Il milite pour le développement de sa Région.

1. Le Gouverneur nomme les fonctionnaires désignés par la loi.
2. Il préside les différents Conseils régionaux.
3. Il est autorisé à choisir ses proches collaborateurs.


Les Conseils régionaux

Le Gouvernorat compte trois types de conseils :

1. Le Conseil d’administration régionale
2. Le Conseil intermunicipal
3. Le Conseil bénévole


Le Conseil d’administration régionale

Le Gouverneur le préside le Conseil d’administration régional, composé de l’ensemble des administrateurs et des commissaires régionaux. Ces derniers ont pour mission de guider le Gouverneur dans l’application des ordonnances centrales. Les décisions du Conseil d’administration arrivent par voie de vote.

Le Conseil intermunicipal

Le Gouverneur préside le Conseil intermunicipal, composé de tous les Maires d’une même Région. Dans l’application des ordonnances régionales, le Conseil sanctionne les projets du Gouvernement régional, comme fixé par la loi. Les décisions du Conseil intermunicipal arrivent par voie de vote.


Le Conseil bénévole régional

Le Gouverneur préside le Conseil bénévole régional, composé de vingt-cinq (25) personnalités, intellectuels, artistes, sportifs, techniciens, enseignants, entrepreneurs et d’autres personnes morales, chargées de guider le Gouverneur. Sans pouvoir de décision, les membres du Conseil bénévole ne reçoivent pas de salaire.


Les autres personnages du gouvernement régional

Les autres personnages du gouvernement régional sont :

1. Le gouverneur adjoint
3. Les administrateurs régionaux
4. Les directeurs régionaux
5. Le commissaire de finances régional
6. Le commissaire de sécurité régional
7. Le commissaire de justice régionale




5. Le Gouvernement municipal

Le Maire préside le gouvernement municipal. Le pays est divisé en quinze (15) Municipalité ou Départements, compte quinze (15) Maires, lesquels sont élus pour quatre (4) ans. Ces derniers ne peuvent effectuer que deux (2) mandats au plus au niveau du gouvernement municipal, mais sont libres de concourir pour d’autres postes électifs à la fin de leur mandat.


Les fonctions du Maire

Dans le cadre de la décentralisation administrative, le pouvoir du Maire est renforcé. Ce dernier exerce trois types de fonctions :
1. L’exécution des ordonnances régionales
2. L’exécution des ordonnances municipales
3. L’exercice des prérogatives individuelles


L’exécution des ordonnances régionales

Dans le cadre des ordonnances régionales, le maire applique strictement la politique du pouvoir régional. La loi définit la nature des ordonnances régionales.


L’exécution des ordonnances municipales

Dans le cadre des ordonnances municipales, les Maires entérinent les décisions du Conseil intercommunal. La loi définit la nature des ordonnances municipales.


Les prérogatives individuelles

Le maire remplit aussi la fonction d’administrateur. Il négocie au nom de la Municipalité, autorise les dépenses et les transactions, nomme les fonctionnaires désignés par la loi ainsi que ses proches collaborateur.

 
Les Conseils Municipaux

La Municipalité compte trois types de conseils:

1. Le Conseil d’administration municipale
2. Le Conseil intercommunal
3. Le Conseil bénévole municipal


Le Conseil d’administration municipale

Le Maire est le président du Conseil d’administration municipal, composé de l’ensemble des administrateurs et des commissaires municipaux. Ces derniers ont pour mission de guider le Maire dans l’application des ordonnances municipales. Les décisions du Conseil d’administration arrivent par voie de vote.


Le Conseil intercommunal

Le Maire est le président du Conseil intercommunal, composé des représentants des Communes d’une même Municipalité. Ces derniers sanctionnent les projets du Gouvernement municipal, comme fixé par la loi. Les décisions du Conseil intercommunal arrivent par voie de vote.


Le Conseil bénévole municipal

Le Maire est le président du Conseil bénévole municipal, composé de vingt cinq (25) personnalités, intellectuels, artistes, enseignants, entrepreneurs et d’autres personnes morales, chargées de guider le Maire. Sans pouvoir de décision, les membres du Conseil bénévole municipal ne reçoivent pas de salaire.


Les autres personnages du gouvernement municipal

Les autres personnages du gouvernement municipal sont :

1. Le Maire adjoint
2. Les administrateurs municipaux
3. Les directeurs municipaux
4. Le commissaire des finances municipales
5. Le commissaire de sécurité municipale
6. Le commissaire de justice municipale


Les attributs du gouvernement municipal

Chaque Municipalité aura une structure économique, des fabriques, du tourisme, des activités qui les rendront économiquement autonomes et prospères.

Quelques attributs municipaux :

1. Sécurité: Police, Incendie.
2. Logement: Hospice, Orphelinat, Prison.
3. Infrastructures locales: École, Hôpital, Marché.
4. Lieux de loisir: Plage, Parc, Musée, Infrastructure tourisme, Centres sportif, récréatif et culturel.
5. Économie: Commerce, Industrie, Emploi.
6. Services: Nettoyage, Environnement.
7. Le pouvoir législatif

La création du Conseil d’État, des gouvernements régionaux et municipaux entraîne une drastique réduction parlementaire.

Le Parlement haïtien est composé d’une chambre unique. Sénateurs et députés sont appelés à occuper le même espace et travailler de concert.


Du sénat

Les Sénateurs sont élus au niveau départemental pour six (6) ans, ne doivent pas excéder plus de deux (2) mandats sénatoriaux, mais sont libres de concourir pour les autres postes électifs. Ils sont élus au nombre de un (1) par Département. Le pays est divisé en quinze (15) Départements, compte quize (15) sénateurs.


De la députation

Les Députés sont élus pour quatre (4) ans et ne doivent pas excéder plus de deux (2) mandats. Les Députés sont élus au nombre de un (1) par Arrondissement. Un (1) Département est divisé en trois (3) Arrondissements, il y a quinze (15) Départements, quarante cinq (45) Arrondissements, autant (45) de Députés.


La présidence du parlement

Le Parlement est présidé par le Premier Sénateur, ce dernier est élu par ses confrères, les Sénateurs, pour un (1) seul mandat de trois (3) ans. Il est assisté d’un Vice Président, le Premier Député, ce dernier est élu par ses confrères, les députés pour un (1) seul mandat de trois (3) ans.




7. Le pouvoir judiciaire

Archaïque, notre système judiciaire nécessite un changement profond pour le rendre plus indépendant, mieux organisé et décentralisé.


Les juridictions civiles

Le Gouvernement municipal contrôle les juridictions civiles, nomme un commissaire sur une liste de personnalités présentée par le Conseil suprême de justice.

1. La première instance s’occupe des litiges ordinaires.
2. La deuxième instance s’occupe de procès.
3. La troisième instance s’occupe d’affaires légales: divorce, banqueroute etc.


Les juridictions pénales

Le gouvernement régional contrôle les juridictions pénales, nomme un commissaire sur une liste de personnalités présentée par le Conseil suprême de justice.
1. La première instance s’occupe de contraventions.
2. La deuxième instance s’occupe de délits.
3. La troisième instance s’occupe de crimes.


Les juridictions spécialisées

Le Gouvernement central contrôle les juridictions spécialisées, nomme un commissaire sur une liste de personnalités présentée par le Conseil suprême de justice.

1. Tribunal des droits d’auteur et des brevets d’invention
2. Tribunal du commerce et de l’industrie
3. Tribunal du travail
4. Tribunal de propriétés foncières


Les juridictions suprêmes

Les juridictions suprêmes sont administrées par le commissaire suprême. Nommé par le Conseil d’État, il siége à l’Office judiciaire. Ses fonctions consistent à maintenir les juridictions supérieures dans une parfaite cohésion.

Les juridictions suprêmes comptent :

1. La cour de cassation: pour réviser les procédures.
2. La cour d’appel: pour réviser les procès.
3. La cour administrative : pour gérer les conflits interadministratifs.
4. La cour interne : pour juger les agents d’État.
5. La cour externe : pour les procès entre particuliers et l’État.
6. La cour électorale : pour les conflits électoraux et de la validité de la loi électorale.
7. La cour constitutionnelle : pour procéder à l’interprétation de la Constitution.


Le Conseil suprême de justice

Le Conseil suprême de justice est composé de cinq juges nommés à raison de deux (2) par la Présidence, deux (2) par le Parlement, un (1) par le Conseil d’État. Ces personnalités sont issues d’une liste présentée par le Conseil d’État.

Les juges du Conseil suprême de justice sont nommés pour cinq (5) années renouvelables. Seul le titulaire de la Cour de cassation peut présider le Conseil suprême de justice.

Au niveau départemental, le Bureau du Conseil suprême de justice est représenté par le commissaire de justice départemental.


Les attributions du Conseil suprême de justice

Le Conseil suprême de justice définit le fonctionnement de la justice nationale.

1. Il reçoit les plaintes sur le dysfonctionnement du système judiciaire national.
2. Il reçoit des plaites dépôsées par des particuliers.
3. Il fait des recommandations au commissaire central et leurs homologues régionaux et municipaux.
4. Il tranche les différents entre les instances centrale, régionales et municipales dans le domaine judiciaire.
5. Il combat la corruption dans le système judiciaire.
6. Il sanctionne l’incompétence des juges et des commissaires.
7. Il classifie les documents juridiques, procès verbaux, rapports, mandats, contraventions etc.
8. Il octroie et révoque les licences des avocats du secteur public et privé.
9. Il nomme et révoque les juges.
10. Il entérine la nomination des commissaires.
11. Il établit des tribunaux et veille sur leurs entretiens.
12. Il veille sur le mode de fonctionnement des tribunaux.
13. Chaque année, il publie un rapport sur le fonctionnement de la justice haïtienne.
14. Il supervise les écoles de la magistrature.

Le Conseil Suprême de Justice établit son propre budget, les fonds nécessaires pour le fonctionnement du système judiciaire national qu’il soumet au parlement.


L’élection des juges de la cour de cassation

1. Les juges de la cour de cassation sont élus pour sept (7) ans.
2. L’élection des juges, de la cour de cassation se tient au Parlement. Après avoir analysé le profil des candidats, les parlementaires votent pour élire un juge. Ils opèrent par élimination avant de choisir entre deux candidats. Le Conseil d’État introduit la liste des candidats.

Tous les juges des instances supérieures sont automatiquement éligibles à moins qu’ils facent une demande d’omission.




8. Les Conseils de médiations

Les Conseils de médiations sont crées pour intervenir dans des conflits émergeant au sein de l’État. Quand ils sont incapables de trancher les différents, ils transfèrent les dossiers au tribunal administratif.
Il y a deux types de Conseils de médiations:

1. Les Conseils de médiation régionale
2. Le Conseil de médiation centrale


Les Conseils de médiations régionales

Les Conseils de médiations régionales sont ainsi constitués:

1. Le Conseil de médiation du nord
2. Le Conseil de médiation du sud
3. Le Conseil de médiation de l’ouest
Les Conseils de médiations régionales comptent cinq (5) membres chacun, quinze (15) au total. Ils sont choisis par le Conseil municipal, soit un (1) par Département. Nommés pour cinq (5) ans, les membres des Conseils de médiations régionales ne peuvent effectués qu’un (1) mandat.


Le Conseil de médiations centrales

Le Conseil de médiations centrales compte cinq (5) membres, choisis par le Conseil régional. Nommés pour cinq (5) années renouvelables, ils peuvent effectuer deux (2) mandats au plus.


Le Conseil d’État

Le Conseil d’État se constitue par l’union des trois (3) Conseils de médiations régionaux, nord, sud, ouest, plus le Conseil de médiations centrales. Le Président de la cour de cassation assure la présidence permanente du Conseil, soit vingt et un (21) membres au total.


La juridiction du Conseil d’État

La juridiction du Conseil d’État s’étend dans le domaine suivant :

1. Superviser l’aspect professionnel du secteur public.
2. Avaliser les promotions, les transferts et les révocations dans le secteur public.
3. Avaliser les recrutements de nouveaux agents d’État.
4. Recevoir les demandes d’emploi.
5. Afficher les postes vacants.
6. Présenter la liste des candidats aux postes vacants.
7. Cautionner les candidatures aux postes électifs.
8. Le Conseil est appelé à se prononcer sur des sujets épineux, quand l’État est en crise et qu’il n’y a pas d’issue.


La Sûreté intérieure

Placée sous la tutelle du Conseil d’État, la Sûreté intérieure est un organisme réunissant trois corps de police :

1. La Police politique
2. La Police administrative
3. La Police financière


La Police politique

Pour un État fort, une société disciplinée, le respect international, la création d’une nouvelle entité sécuritaire s’impose. La mission de la Police politique serait de protéger l’État contre ses ennemis internes.


La Police administrative

La Police administrative est un corps dissimulé dans l’administration, le gouvernement, l’appareil sécuritaire, l’appareil judiciaire, les Agences de l’État, ports, aéroports pour rapporter corruption, malversation, gaspillage, vol, inconduite et toute activité condamnée par le code éthique administratif.


La Police financière

La police financière est chargée de combattre les irrégularités survenues dans le système fiscal et financier haïtien, telles que :
1. Examiner les fausses déclarations d’impôt
2. Dépister les entreprises fantômes
3. Détecter le blanchiment d’argent
4. Procéder à la vérification des comptes
5. Décourager l’usage de fausses monnaies




9. La structure sécuritaire

La sécurité publique est essentielle au développement économique, à l’émancipation sociale et à la stabilité politique. Elle doit être organisée pour créer un climat de confiance. Ainsi, la nouvelle structure sécuritaire transcende les besoins du pays en matière de sécurité.

L’appareil sécuritaire est ainsi structuré :

1. Le Corps de sécurité présidentielle
2. Le Corps de sécurité parlementaire
3. Le Corps de sécurité judiciaire
4. Le Corps de police régionale
5. Le Corps de police municipale
6. Le Corps des réservistes
7. La Sûreté interne
8. Le Conseil de guerre


Le corps de sécurité présidentielle

Le Corps de sécurité présidentielle compte quelques cinq (300) centaines agents. Le président choisit son propre chef de sécurité et peut renouveler l'ensemble de la garnison. Les unités de la Police municipale peuvent seconder cette force en cas de besoin temporaire, comme les sorties.


Le Corps de sécurité parlementaire

Pour rendre le pouvoir législatif plus autonome, pour le donner plus de poids face à l’exécutif, il faut que le Parlement ait sa propre force de sécurité, avec un effectif de 500 hommes. Le Corps de sécurité parlementaire est commandé par le Président du Parlement.
Les attributs de ce corps sont les suivants :
1. Surveiller le Palais législatif
2. Surveiller les bureaux internes et externes des parlementaires.
3. Surveiller la résidence des parlementaires
4. Accompagner les parlementaires dans leurs sorties.


Le Corps de sécurité judiciaire

Le pouvoir judiciaire doit avoir son propre corps de sécurité de sept cents (700) agents dont la mission serait de surveiller le Palais de justice, les tribunaux ; il doit aussi escorter les juges.


Le Corps de police régionale

Le Corps de police régionale compte trois (3) unités :
1. L’unité de surveillance mobile: marine & aérienne
2. L’unité de surveillance fixe: routes nationales, frontière, ports & aéroports
3. L’unité d’intervention


Le Corps de police municipale

Le Corps de police municipale est géré par un commissaire nommé pour trois (3) années renouvelables par le Parlement. Ce choix est issu d’une liste de personnalités présentée par le Conseil d’État.

Le Corps de police municipale est divisé en trois bataillons : urbain, rural, et le service de surveillance privée.


Le Corps des réservistes

Le Corps des réservistes est composé de jeunes volontaires, entraînés au maniement des armes de guerre pour défendre le pays en cas d’invasion étrangère.

Ce corps n’a pas de caserne ni arme ni uniforme. Après avoir bouclé le programme de défense, ces agents retournent dans la vie civile, exerçant leur profession.

D’un effectif de cent cinquante milles hommes (150.000), le Corps des réservistes participe aux parades pour les fêtes nationales.


Le Conseil de guerre

Le Conseil de guerre est composé des présidents de la République, du Parlement et du Conseil d’État. Ils sont les seuls à pouvoir mobiliser le Corps des réservistes.



N.O.F.W.K.D.
Copyright ©by Rony Blain 2008

Monday, July 5, 2010

À Lionel Geffrard

New York, le 29 juin 2010


Monsieur Geffrard,

En moins de soixante-douze heures, vous m’avez présenté deux articles. Avant même de commenter le premier, vous m’avez soumis le second. Puisque les deux prônent le « retour à la barbarie », je vais considérer le second, une alternative navrante, pondue par Henri M. Dorléans.

L’auteur se propose de réunir tous nos bourreaux passés et présents autour d’une table pour négocier une sortie de crise. Il n’est pas le seul ni le premier à agiter cette option. La panique indique le mauvais chemin, mais lui veut profiter de l’instabilité pour institutionnaliser le désordre.

En effet, Le monstre de Monsieur Dorléans compte une infinité de griffes, de cornes et de dents. Sa constitution le rend plus cruel, plus vorace et plus insatiable.

Voulant partager le gâteau avec les habitués de la scène politique son Plan est un chef d’œuvre d’incohérence et d’absurdité. Inclusionniste, Henry Dorléans, fait appel aux assassins, aux voleurs, aux borgnes pour fonder la République des malhonnêtes. On se demande quel secteur de la Communauté internationale consentira d’engloutir des fonds dans ce fétide marécage, œuvre de récidivistes patentés ?

On ne peut pas faire appel à Duvalier sans ses VSN, à Aristide sans ses chimères, à Préval sans ses motocyclistes. Face à cette entreprise, l’Enfer même se sentirait menacé, quand l’intéressé invoque cinquante années de vols, de viols, de torture, d’exil, d’intimidation, d’enlèvement, d’expropriation et d’exécution. Les victimes n’ont pas besoin de nous dire leur calvaire pour que nous saisissions l’ampleur du drame. Aujourd’hui encore la société toute entière porte ce deuil indélébile.

Si les femmes violées pourraient conter leurs moments ; les dépossédés, leurs ruines ; les personnes torturées, leurs sévices ; les personnes enlevées, leur histoire ; les exilés, leurs agonie ; les personnes intimidées, leurs tourments ; les parents des disparues, leurs tristesses ; la nation, sa situation, on trouverait que Monsieur Doléans nourrit une vision apocalyptique du développement.

Le bilan de cette période de mille neuf cent cinquante-sept à nos jours, indique plus de dix milliards de dollars de vol, quarante mille assassinats, dix millions d’exilés ou de déplacés. Quelle injustice quand nous cherchons le chemin de la justice. Qu’adviendra de notre pays, dans deux ou trois ans, si l’antagonisme et la contradiction persistent ?

Quand un malade arrive à l’hôpital, le médecin le soigne, mais ne l’inocule pas d’autres germes. Une nation est un organisme vivant, souffrant d’éternel besoin de justice. Ainsi, ceux qui font partie du problème doivent être exclus de la solution. Autrement, on agit contre la justice, contre la nation et contre la civilisation.

Ceux qui m’accusent d’exclusionnisme comprendra le danger que représente l’inclusionnisme. Je prône une rectification politique incluant l’avènement d’une Nouvelle génération de dirigeants, une Nouvelle orientation politique, la Réforme générale ; un Gouvernement provisoire sera chargé d’initier le nouveau système. Ce Plan date de l’époque anté-sismique. Il est impossible d’aborder la crise nationale sans étudier les causes qui l’ont produite. Malheureusement, les opportunistes croient que le séisme a effacé les anciennes pratiques et les vices séculaires, qu’ils peuvent s’organiser sans impunité ni scrupule sur les charniers humides.

Malheureusement, un segment de la population appuie les propositions de ce faussaire. Mais, vous Monsieur Geffrard, n’êtes pas du lot, depuis que vous avez pris connaissance de l’Alternative de la nouvelle opposition, un mécanisme de changement. Vous avez appris que l’horizon cache des cieux de possibilités. Avant notre rencontre, vous auriez entériné ces propositions fantaisistes sans délibération, mais aujourd’hui, elles créent en vous de grandes confusions.

Nous vivons en dehors de notre histoire, les événements importants n’affectent pas notre quotidien. On tombe on se relève attendant la prochaine chute ou part à la rencontre du drame. Nous sommes des animaux du malheur, souffrant de servitude morale, nous sommes mêmes jaloux de notre infériorité. Comment interdire le culte de la sottise au pays ?

Vous comprenez pourquoi je me montre si critique envers la presse nationale, elle semble pencher dans une seule direction, la mauvaise. Incapable de faire des analyses, elle induit l’intelligentsia nationale en erreur. Finalement, une poignée d’imbéciles entraîne la nation vers le fond. Nous devons mener la lutte pour le changement sur le Web lequel favorise les échanges d’idées, les analyses, les recommandations et la possibilité de compenser les lacunes de la presse nationale.

Comme je l’ai déjà dit, non seulement Haïti doit tenir compte des dernières conquêtes de l’Humanité, mais aussi doit apporter sa pierre à la civilisation moderne, menacée. Par développement, il faut transformer le pays en laboratoire sociale, des programmes pilotes pour l’Humanité. Nous devons cesser de contempler l’horreur, pour pouvoir favoriser l’innovation.

Les ravisseurs ne savent qu’enlever; les voleurs, cambrioler; les bourreaux, maltraiter; les assassins, étrangler. Si la nation suit les recommandations de Monsieur Dorléans, les étrangers diront que nous jouons avec nos excréments.
Mes salutations



Rony Blain

Courtoisie de la Nouvelle opposition nationale



RÉFÉRENCES :

Compromis de la reconstruction nationale

Henri M. Dorléans, Le Nouvelliste 28 juin 2010

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=80791&PubDate=2010-06-28

Tuesday, June 22, 2010

L’action citoyenne

Rony Blain 20 mai 2010


L’action citoyenne représente l’ensemble des réactions populaires face à la dérive politique. Par cette définition, les citoyens réagissent même quand ils ne sont pas conscients, dans la mesure qu’ils sont affectés directement ou indirectement par les décisions gouvernementales. Ces réactions peuvent être actives ou passives. Actives, quand les citoyens produisent des réactions visibles, en protestant; passives quand ils se montrent indifférents.

Puisque le changement passe par l’action citoyenne, je me propose d’énumérer les différentes étapes de sa cristallisation, à savoir, la confusion, la démission, le boycott, la mobilisation, le chambardement, l’alternative, la participation.

La confusion

Passive, la confusion représente la pathologie du psychisme collectif, quand l’opinion publique n’arrive pas à se situer dans les événements. Dans le camp du pouvoir, les déclarations sont frauduleuses, les actions compromettantes. Dans cette situation aberrantes, le peuple ne sait s’il doit appuyer le processus en cour ou le boycotter. La confusion symbolise la maladie mentale du peuple.


La démission

Passive, la démission représente un état de lassitude. Les citoyens y sombrent quand ils ont vu leur rêves s’éteindre, leur réalisations s’effondrer. Le plus souvent, la démission arrive après une longue période de mobilisation quand nos dirigeants idéals se dégénèrent en sales vagabonds, que les promesses faites n’ont pas été tenues.


Le boycott

Passif, le boycott se définit par une réponse négative des citoyens au pouvoir en place. À ce stade, le peuple ne s’identifie pas à ses dirigeants. Il y a cassure et désaccord, lesquels aboutiront à des actions plus concrètes, telles que la mobilisation. Le plus souvent, le peuple cherche de nouveau dirigeants.


La mobilisation

Active, la mobilisation représente l’ensemble des mesures entreprises par les citoyens pour renverser une situation défavorable. La mobilisation représente la plus haute forme de conscientisation, elle est accompagné de dénonciations et d’une forte volonté de changement.

Le chambardement

Actif, le chambardement représente une rupture irréversible, quand le peuple s’oriente vers le changement. Les militants lancent des actions concrètes : grève, manifestation.

L’alternative

Active, l’alternative avance des propositions lesquelles justifiant le mouvement de protestation. Elle trace une route claire menant à des objectifs réalistes.


La participation

Active, la participation se définit par une prise en charge des protestataires des institutions incriminées après la prise du pouvoir. La participation est effective soit par la prise du pouvoir ou par la représentation. Quand le peuple renverse un régime, certains citoyens réclament des postes, en faisant valoir leurs droits aussi le peuple place sa confiance dans quelques concitoyens pour le guider. Ainsi émergent les nouveaux dirigeants.

Par exemple le 8 février 1986, des employés révoqués se sont présentés à leur ancienne institution, profitant du chaos et la fuite des autres titulaires pour occuper illicitement les lieux. Ils se contentaient de dire qu’on leur a injustement révoquer.

Témoins de temps d’années d’incuries, nos valeurs, nos cadres et nos universitaires doivent se positionner pour réclamer un poste ou imposer leur présente dans le secteur public. Cette percée représente une forme de participation, une réponse à l’exclusion. La seule chose, ils doivent prouver qu’ils représentent l’élite nationale, porteur d’espoir et de solution.

Ils ne doivent pas attendre le début des hostilités pour s’émerger, ils doivent s’ériger dès maintenant, à travers des prises de position spectaculaires, des publications fracassantes, en faisant croire que leurs canons sont pointés sur l’ennemi commun.

En cas de prise du pouvoir, une campagne d’épuration administrative sera lancée pour éviter aux mauvaises graines de germer à nouveau. Immoraux, corrompus, incapables seront remerciés. Mais en plus de la qualification, les aspirants doivent prouver leurs intérêts pour le changement, c’est-à-dire, ils doivent déborder leur statut de simples demandeur d’emplois.

Aujourd’hui, la nation a atteint le carrefour du changement, il ne manque que l’apport des aspirants. Les anciens bourreaux se manifestent sans masque, où sont passés les légitimes aspirants, les futurs bénéficiaires du changement ?

Saturday, June 19, 2010

Entretien avec Lionel Geffard #1

Rony Blain 18 juin 2010

1. Selon vous, comment cela se fera-t-il, l’avènement d'un gouvernement provisoire salvateur qui paraît représenter une étape incontournable aux changements requis vu l'état du pays ?

En 1986 et 2004 nous avons fait l’expérience de gouvernements provisoires. La nation a assisté à leur avènement sans se demander qui sont ces personnes et d’où viennent-elles? En analysant la situation actuelle, nous nous dirigeons de nouveau vers cette option.

Ma formule de gouvernement provisoire représente un mécanisme de transition : une rupture avec la tradition aussi bien qu’une initiation à la modernité. Techniquement parlant, seul un gouvernement provisoire peut introniser une Réforme générale, incluant, décentralisation, intégration, réforme agraire, académique, sanitaire ect. Ainsi, la mission de ce gouvernement serait de jeter les bases du développement national, ce que les autres appellent “refondation” ou “nouvelle Haïti”. J’ai posé le problème en 2003, à l’avènement du Bicentenaire national et le Plan est disponible depuis 2008.

Dans Le Guide de la Réforme haïtienne, soit deux ans avant le séisme, je parle du Village du Bélair, futur quartier des diplomates, en insistant sur l’unification de la Cité de l’Exposition aux Champs de Mars. Je préconise aussi un programme d’extension démographique, c’est-à-dire, faire sortir au moins un million de personnes de la Capitale pour être relogées en province.

Pour répondre directement à votre question, il appartient aux “aspirants” de militer pour l’avènement d’un gouvernement provisoire. Je crois que nos universitaires au chômage ont droit au travail, les travailleurs ont droit à des subventions, les valeurs du pays ont droit à des traitements particuliers. J’imagine que chaque secteur devrait s’organiser pour bénéficier de la redistribution de la richesse nationale en réclamant la portion qui lui revient. Voyez le Contrat social de la Nouvelle opposition.

Je propose une Alternative en sept points. Je l’ai criée sur les ondes d’une radio locale, j’ai commandité des spots, j’ai présenté mes œuvres politiques à la Capitale, j’ai jeté une infinité de tracts à Port-au-Prince, puis, dans une lettre ouverte, j’ai demandé à René Préval de remettre le pouvoir.

Lors des dernières manifestations, les militants réclament l’“avènement d’un gouvernement provisoire”, aussi bien que la “dissolution du parlement”. Je divulgue ces propositions depuis 2007.

Deux jours après le séisme, j’ai expédié aux ambassades occidentales la liste des membres d’un gouvernement provisoire. Ce Plan existait depuis deux ans, en effet, j’avais remis une circulaire à nos journalistes, les demandant de m’envoyer le nom des vingt cinq (25) personnalités qualifiées pour des postes électifs ou administratifs. Ignoré, j’ai collecté ces informations sur le Net. Récemment, sur les quatre invités de l’Unesco, le nom de trois d’entre eux figurait sur la première version de la liste.

J’essaie de créer une plate-forme pour aider à l’avènement d’une nouvelle génération de dirigeants.

Le changement est ni une réaction chimique ni un don du ciel, il est le fruit d’une solide organisation. A mon avis, tous ceux qui rêvent d’une vie meilleure doivent agréer ce projet.

2. Puisque vous recommandez aux politiciens traditionnels de se convertir en participants disciplinés à ce mouvement de changement politique que vous prônez , comment cela se ferait-il, puisque ces activistes ont déjà démontré depuis plusieurs années que leurs visées seraient d’utiliser le pays à des fins personnelles ? Alors, là, je dois vous interpeller pour vous faire remarquer que vos aspirations portent un fort pourcentage d'idéal impraticable. Comment pouvez-vous vous imaginer que ces éternels opposants puissent changer d'approche ?

Tout ce qu’on appelle misère, chute, malédiction, effondrement ne sont que de faux problèmes. Il ne nous manque que des Lois dont personne n’en veut. Le gouvernement provisoire est plus apte à créer de nouvelles lois, telles que l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Tous les Haïtiens aiment leur pays, si on dépose une réelle solution sur la table, tout le monde s’y adhérera. Ainsi, j’insiste sur la neutralité des membres du gouvernement provisoire, cela lui confère certaine crédibilité. Personne ne va s’opposer à elle dû moins dans les six mois de son avènement. L’équipe de Gérard Latortue rencontrait des obstacles sur le huitième mois. Sans programme ni vision, elle symbolisait, l’incurie et la corruption.

En outre, on ne va pas exclure les politiciens traditionnels du chantier national. On va transformer le paysage politique pour permettre à chacun d’apporter sa pierre. Par exemple, le nom de Lesly Manigat, de Serge Giles et celui de feu Marc Bazin figure sur la liste intérimaire.

On peut assainir la situation nationale en six semaines au plus. Il s’agit d’appliquer les nouveaux règlements, sélectionner une bonne équipe, restructurer le secteur public.

L’État haïtien s’est effondré en 1986, les militaires, malgré leurs armes n’ont pas peu imposer un « nouvel ordre national ». Le programme de développement est le gage de la stabilité politique.

3. Il n'y a pas d'armée que vous pourriez gagner à votre cause pour arriver à incarner dans la réalité ces idéaux. Il n'y aura certainement pas de communion magique autour d'une table de consensus pour que l'avènement de ce gouvernement provisoire fonctionnel prenne chair sur le sol haïtien.

Au cours de ma visite au pays, l’année dernière, partout je passe, je constate l’absence d’un intermédiaire, quelqu’un qui soit capable de traduire ma pensée pour les autres. On dirait que mes interlocuteurs et moi se tenions sur deux rives séparées par le fleuve du malheur.

Mes œuvres politiques ne contiennent pas de thèse. Je me contente de présenter une infinité de propositions numérotées. Quelqu’un doit s’emparer de ma réforme agraire pour rallier les paysans, un autre de ma réforme académique pour rallier les étudiants. Ainsi, chaque Haïtien trouvera sa place à la table des négociations pour parapher un document d’entente.

Apathique, déshumanisée, notre majorité se contente d’attendre, entre temps, les politiciens traditionnels s’activent. En lançant le programme d’Alphabétisation politique, je veux préparer les indépendants, ceux qui veulent se présenter à la table de négociations.

4. Je suis perplexe finalement. C'est pourquoi, je mentionne souvent dans mes interventions que l'étatisme paraît un chemin que nous sommes condamnés à exploiter dans nos aspirations légitimes vers un changement réel sur le sol haïtien. Nous allons devoir compter sur des élections boiteuses durant plusieurs cycles encore. Chemin faisant, des personnes comme vous devraient s'assurer d'éviter de se mettre à dos des forces vives qui ne manquent pas au sein de ce pays.
Je prône l’étatisme dans lequel le citoyen doit s’organiser autour de l’État. Il doit même conquérir le secteur public. D’ailleurs, le pays est à nous tous. La seule chose, cela doit se faire selon des critères bien définis. La mission du gouvernement provisoire serait d’établir des règlements et d’ériger de nouvelles institutions avant un retour à la démocratie.

Si vous croyez que les élections représentent des conquêtes et des étapes démocratiques, on constate que le pays s’éloigne davantage de la solution, s’enfonce davantage dans le crise. J’ai dit que les élections permettent à nos bourreaux de se régénérer et à la nation de se dégénérer.

Franchement, l’Haïtien ne comprend pas et ne s’intéresse pas au changement. Monstre de la nécessité, il veut vaincre la misère par son endurance, en se réjouissant de ses propres plaintes.

Poétiquement parlant, un Haïtien est né avec une scie en main, pour confectionner son cercueil ou bien une truelle, pour construire son tombeau.

Au pays, mes amis disent que mes idées sont merveilleuses mais qui va les appliquer? Ils ont pris soin de s’exclure en déclinant toute forme d’engagement. On dirait que nous sommes satisfaits de notre statut de subalternes voire de notre condition d’esclave.

L’histoire universelle rapporte que la prospérité est le fruit de l’industrie et de l’invention. Dites-moi comment les élections apporteront le progrès?

Je conseille à tous de mettre la main à la pâte. Ce geste patriotique revêt des caractères sacrés.


5. Finalement, je crois que vous aurez dû créer un parti politique dont le programme serait de réaliser ce Projet de réforme générale. Autrement, vos documents risquent de finir dans les tiroirs.

En jetant un coup d’œil sur l’histoire des partis politiques, vous allez constater qu’ils n’ont jamais été structurés et fonctionnent comme des boutiques. En outre, recevant des fonds de l’oligarchie ou de l’International, les partis sombrent dans des compromis avilissants.

Finalement, les partis politiques ne sont pas en mesure de rectifier nos contradictions politiques. Ils jurent de respecter l’existence des autres et collaborer avec. C’est ce que j’appelle le cercle vicieux.

Ainsi, dans mon Plan, je préconise un système électoral sans parti politique, c'est-à-dire, seuls les candidats indépendants seront agrées.

Le gouvernement provisoire représente l’unique alternative dans la mesure qu’il gouverne par décrets, n’est subordonné par le pouvoir législatif. Il n’a qu’à se procurer d’une assise populaire et d’une crédibilité internationale.

Pour conclure, je vous remercie de m’avoir envoyé vos commentaires. Cela me permet de mieux comprendre la situation nationale, à quel niveau les citoyens sont bloqués, le système, disloqué.

Pour faire avancer la cause, disséminez ces documents dans votre entourage, réclamez votre place à la table des négociations, enfin, n’hésitez pas de me soumettre d’autres questions.

Thursday, June 17, 2010

Plaidoyer pour une nouvelle opposition nationale

Rony Blain 20 décembre 2009


Après avoir rédigé Le Guide de la réforme haïtienne, planifiant son application, j’ai rédigé La Nouvelle opposition ouvrage contenant un ensemble de mesures pour atteindre les objectifs fixés dans Le Guide.

Le Guide de la réforme prône la transformation globale de notre société en passant par une nouvelle division géographique pour aboutir à la décentralisation, la construction d’une infrastructure moderne, l’intégration sociale. Dans cette œuvre gigantesque, je me suis laissé guider par les revendications populaires et les événements internationaux. La réponse réside dans la rectification, l’ensemble des solutions réelles, l’exacte définition, l’application absolue.

A mes sens, la crise nationale représente la déchéance de l’Humanité. La rectification passe par le questionnement de l’Histoire universelle qui hante notre destinée. Dans toute la définition du terme, les peuples sont frères, dans la mesure qu’ils sont affectés par l’évolution, luttent autant pour la survie.

Ainsi, pour désenclaver notre nation, il faut l’intégrer d’avantage dans le concert des nations tout en reconnaissant nos propres caractéristiques, nos propres spécificités, nos propres nécessités.

L’Histoire nationale représente un chapitre de l’Histoire universelle, notre pays, un village de la planète. Ainsi, la rectification est un ingénieux agencement, un bon alliage, d’exactes proportions de tous les éléments existants.

Cette balance, cette unité de mesure n’existe pas dans le monde externe, mais réside dans l’Haïtianité, de nobles aspirations, la conscience nationale. Finalement, progrès, développement, réussite, avancement représentent une heureuse association, une juste composition.

Le Guide de la réforme transcende les idéaux du peuple haïtien, il n’était pas nécessaire de philosopher ni discourir. Mes devanciers ont passé leur vie à bavarder et à courir, je me contente d’agir selon la dictée de mes sentiments, après avoir fait ce constat.

Pour sortir du bourbier, il faut un plan et une équipe.

La Nouvelle opposition, l’ouvrage argue au sujet de la transition. En plus d’une Feuille de route indiquant les grands carrefours du changement, le document propose une nouvelle forme de lutte et de nouveaux types de dirigeants. L’encadrement convenu aide à canaliser le flot de possibilité permettant aux mécontentements populaires de se cristalliser à travers La Nouvelle opposition nationale, un mouvement drainant les forces du changement vers le but ultime.

Depuis plus de deux ans, je distribue dans les rues de la Capitale l’Alternative en sept (7) points, passeport de notre destination, à savoir :

1. Avènement d’un gouvernement provisoire (Cour de cassation, Conseil d’État, NON)

2. Dissolution du parlement & boycott des partis politiques.

3. Programme d’urgence (combattre l’insécurité, l’inflation, et la carence de services)

4. Mesures de stabilisation administrative (Évaluation, épuration, restructuration)

5. Application de la réforme générale.

6. Rédaction d’une nouvelle Constitution.

7. Élections nationales

Si ces propositions sont inaltérables, c'est-à-dire non négociables, elles impliquent l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, car il faut rompre avec les pratiques traditionnelles et les acteurs actuels pour donner une nouvelle orientation à la politique nationale. Il est impossible d’innover en recyclant les criminels, les cleptomanes, les homosexuels et leurs complices.

L’Alternative de La Nouvelle opposition nationale (NON) est l’unique paramètre disponible pour un changement radical. En dehors de cette possibilité, il n’existe aucune issue, aucun pont reliant nos conditions à la terre promise.

Tous ceux qui s’agitent aujourd’hui sont des mystificateurs qui négocient leurs intérêts personnels. Leurs propos sont creux leurs objectifs flous. Les élections nationales sont des massacres, des mascarades. Quand on évalue les programmes, les décisions et la crise on saute sur un génocide.

La crise nationale peut être résolue en quelques semaines, si on dispose d’un vrai plan et d’un réel programme.

Dans notre pays, ceux qui parlent de solution ignorent leur niveau de corruption, leur état de décomposition. Ils représentent le ver du fruit, la gangrène du corps, le chacal du cadavre. Ils s’expriment contre les principes, agissent contre la nation. Jusqu’ici, personne n’a senti l’obligation de les dénoncer, on les accorde un espace médiatique pour qu’ils puissent continuer à sévir, à bloquer, à saboter, à boycotter, à assassiner.

Tous les spécialistes des affaires haïtiennes croient que l’avenir du pays est devant lui. Mais, si on ne laisse pas cette passe dangereuse, des facteurs indépendants à nos conditions peuvent renverser la situation en notre défaveur. Le monde est très dynamique, nous sommes mus aussi par la politique régionale et internationale. Les faits imprévus et les éléments inconnus peuvent dynamiter l’ensemble.

Jusqu’ici, l’intelligentsia nationale s’exprime à travers un discours incohérent, on dirait des instruments désaccordés. Finalement, l’intellectualité haïtienne représente une étape de l’imbécilité humaine.

Quand je préconise l’émergence d’une Nouvelle classe politique, celle-ci doit être appuyée par une Nouvelle intelligentsia nationale (NIN). Sans une Nouvelle intelligentsia, une Nouvelle classe politique constitue un nouvel échec. Si la Nouvelle classe politique (NCP) représente le carrefour des tendances progressistes, la Nouvelle intelligentsia transcende la nouvelle conception. L’un est le fruit, l’autre la fleur du manguier.

La Nouvelle opposition nationale n’est pas une association, mais une tendance politique. Une association sera l’idéal, mais dans un milieu où chacun a un prix ou chaque ventre réclame un pourboire, où le camp adverse dispose de l’argent, commandite les enlèvements et les assassinats, vaut mieux agir de façon intelligente en s’adaptant lucidement à la réalité.

L’intelligence est l’unique atout dont nous disposons dans cette lutte sans merci. Le camp adverse réfléchit ardemment mais respire comme une charogne. Il n’est pas assez noble pour construire mais assez sale pour détruire.

Menant une guerre habile, La Nouvelle opposition nationale lutte sur deux fronts : contre le pouvoir en place, contre les héritiers du pouvoir. Les héritiers du pouvoir représentent les anciennes pratiques, les personnes qui sont prêtes à les embrasser quand elles ne sont pas en mesure d’œuvrer pour le développement et le progrès. La Nouvelle opposition nationale doit attaquer les valeurs mêmes de la société haïtienne, les tares bestiales, les perceptions erronées, les comportements inférieurs.

Dans La Nouvelle opposition, l’ouvrage, il est dit que tous les personnes qui sont victimes de la politique font partie de la Nouvelle opposition nationale, parce qu’ils aspirent au changement. Par contre, les personnes appartenant aux institutions totalitaires sont exclues.

Le changement passe par les grands discours, des mots de vie qui ajoutent le souffle aux cœurs, qui allument des étincelles aux yeux, qui indiquent la direction à suivre.

Non seulement on n’entend pas les beaux discours, on ne voit personne pour les prononcer. S’érigeant sur la paille, ce régime a enfanté des cochons. Puisque le trône est une cochonnerie, malgré sa grandeur, le peuple rampe dans la misère.

La scène nationale est opaque, c’est à dire ne laisse pas passer de nouvelles idées. La presse nationale n’informe pas le public qu’elle divertit à travers des Affaires qui émanent au cours de l’actuelle présidence. En laissant l’Affaire Boulos, on a abouti à l’Affaire Alexis en passant par l’Affaire Michèle Pierre-Louis suivie de l’Affaire ONA et de l’Affaire CEP, sans oublier le passage de Bill Clinton, de Ban ki-moon et de Madame Bill Clinton, un gaspillage d’encre. Je ne parle pas du ravage des cyclones en province, des inondations à la Capitale et les crimes crapuleux qui ont drainé l’attention.

Finalement, la Nouvelle opposition représente la volonté de rectifier nos contradictions politiques pour s’astreindre au progrès. Par cette définition, j’imagine que l’ensemble de la nation appuie ce mouvement.

Friday, June 11, 2010

Feuille de route pour la période transitoire



Notre système politique souffre de déficience générale : mauvaise orientation politique, absence de programme, effondrement de la structure administrative, carence d’homme. Les urnes futures ressemblent à des précipices, charniers de la liberté. Puisque la rectification de notre système politique s’impose, la Nouvelle opposition nationale met un Plan de sauvetage à la disposition du secteur de changement.


L'Alternative en sept points

1. Avènement d’un gouvernement provisoire (Cour de cassation, Conseil d’État, NON)

2. Dissolution du parlement

3. Programme d’urgence (combattre l’insécurité, l’inflation et la carence de services)

4. Mesures de stabilisation administrative (Évaluation, épuration, restructuration)

5. Application de la réforme

6. Rédaction d’une nouvelle Constitution

7. Élections nationales


Le gouvernement provisoire

Nommé pour trois (3) ans, le gouvernement provisoire sera dirigé par le président de la cour de cassation. Si celui-ci n’est pas disponible, il faut choisir le plus ancien juge ; le troisième choix serait le juge le plus âgé. Un consensus doit être trouvé au niveau de cette cour, autrement toutes les menées sont bonnes.

Un premier ministre, un habile gestionnaire sera nommé par le Conseil d’État provisoire et le Bureau de la Nouvelle opposition nationale. Son rôle serait d’assister le président provisoire dans ses fonctions administratives.


Les fonctions du gouvernement provisoire

1. Payer les salariés de l’État

2. Percevoir taxes et impôts au nom de l’État

3. Faire fonctionner les services publics

4. Assurer la sécurité

5. Opérer les nominations indiquées

6. Recevoir les ordonnances du Conseil d’État

Les attributions du Conseil d’État provisoire

Au cours de la période transitoire, le Conseil d’État provisoire est appelé à gérer le dossier politique :

1. Présentés à la Présidence la liste des ministres pressentis.

2. Nommer les Commissions d’étude et des Commissions d’application.

3. Superviser les travaux des Commissions techniques et des Conseils d’application.

4. Finaliser les projets de réforme soumis par les Commissions d’étude et des Commissions d’application.

5. Superviser les activités du gouvernement provisoire.

6. Avaliser les mesures d’urgences.

7. Proposer la rédaction d’une nouvelle Constitution.

8. Procéder à la création du Conseil électoral provisoire (Institut électoral national).

9. Procéder à la création du Bureau de rectification judiciaire.

10. Le Conseil d’État provisoire sera chargé de négocier avec la Nouvelle opposition sur la nouvelle orientation politique du pays, les mesures économiques et l’intronisation de la Réforme.

11. Le Conseil d’État doit œuvrer en étroite collaboration avec les représentants officiels de la Nouvelle opposition nationale.

12. Le Conseil d’État doit organiser des causeries hebdomadaires auxquelles les Commissions d’études et d’application prendront part. Ces activités s’étendront aussi en province.

13. Si le Conseil d’État refuse de coopérer, il faut le remplacer par le Comité de Salut public, composé uniquement des membres de la Nouvelle opposition les plus radicaux.


Le programme du gouvernement provisoire

Le gouvernement provisoire est appelé à gérer la crise actuelle tout en introduisant les réformes.

1. Les mesures d’urgence

2. Le programme d’urgence

3. Les dispositions administratives provisoires

4. Les Commissions d’étude

5. Les Commissions d’application

6. Le Conseil électoral provisoire

7. La Commission de rédaction de la nouvelle Constitution

8. Le Bureau de rectification judiciaire


Les mesures d’urgence

Probablement, le gouvernement provisoire sera boycotté par nos bailleurs de fonds traditionnels. Des mesures d’austérités seront adoptées dans l’immédiat pour redresser la situation économique du pays. Les rentrées de l’État doivent être doublées en moins de trois mois.

1. Réduire de 25% nos volumes d’importation.

2. Perception de 10% sur les réceptions de transfert d’argent.

3. Limiter les sorties d’argent. Seuls les étudiants, document à l’appui, sont qualifiés pour recevoir des transferts venus du pays. Mais, la requête des nouveaux étudiants ne seront pas reçues.

4. À l’exception des transactions commerciales, les autres envois doivent trouver l’approbation du Ministère des finances.

5. Il serait interdit aux commerçants importer certains produits.

6. Le gouvernement provisoire doit cesser de payer la dette externe.

7. Les citoyens haïtiens payeront de fortes sommes pour voyager.

8. Des taxes seront élevées, d’autres seront instituées.

9. Les salaires mensuels des salariés de l’État seront inférieurs à 60.000 Gdes.


Les grandes réformes

Le programme de développement national est contenu dans le Guide de la réforme haïtienne, un document de trois cents pages, préconisant un changement systématique.

Les grandes réformes seront menés par deux Commissions : d’étude et d’application œuvrant sous la supervision du Conseil d’État.

Les Commissions d’étude ont pour mission d’élaborer des projets de réforme à partir des propositions faites dans Le Guide de la réforme. Elles sont appelées à travailler de concert avec les actuels cadres des institutions soumises à l’innovation administrative.

Les Commissions d’étude comptent des nationaux et des experts étrangers.

Les Commissions d’application penchent sur l’application des réformes. Ils doivent étudier les difficultés d’adaptation ainsi que les ressources disponibles. Ils doivent être en mesure de déceler le sabotage, le crétinisme et d’autres tendances négatives.

Toutes les instances publiques soumises à l’innovation administrative doit créer un bureau de réforme, tenu par des cadres appelés à travailler avec les Commissions d’étude et d’application.

Les étapes de la réforme

Les réformes sont divisées en quatre phases. En réalité, l’ordre préétabli ne sera pas suivi à la lettre. Seule la tournure des événements pourra établir les priorités.

1. La première phase: phase administrative

2. La deuxième phase : phase économique

3. La troisième phase: phase électorale

4. La quatrième phase : phase décisive

La première phase de la réforme : phase administrative

La première phase de la Réforme accorde la priorité au redressement administratif. Elle sera achevée en neuf (9) mois.

1. Nomination du gouvernement provisoire

2. Nomination du Conseil d’État Provisoire.

3. Nomination du Conseil électoral provisoire.

4. Création des trois (3) Gouvernorats.

5. Création des vingt-sept (27) Municipalités.

6. Création de l’Institut national d’administration publique.

7. Création de l’Institut national des services publics.

8. Création de l’Institut national des finances.

9. Création de l’Agence de gestion des entreprises publiques.

10. Création de la Police fiscale.

11. Création de la Police administrative.

12. Création de la cour interne.

13. Création de la cour administrative.

14. Création du Conseil suprême de Justice.

15. Création de la Compagnie nationale de transport.

16. Création de l’Institut électoral national.

17. Création du corps de Sûreté interne.

18. Restauration du sens original des rues de la Capital.

La deuxième phase de la réforme : phase économique

L’État doit mobiliser ses capacités budgétaires pour pouvoir financer la Réforme et les nouveaux organismes publics en procédant à la création de la masse monétaire. Cette phase sera achevée en six (6) mois.

19. Étatisation des compagnies téléphoniques.

20. Étatisation des entreprises rentables.

21. Étatisation des banques haïtiennes.

22. Intronisation de la réforme économique.

23. Imposition des taxes aux vendeurs de rues.

24. Introduction de nouvelles taxes.

25. Création des différents corps de sécurité.

La troisième phase de la réforme : phase électorale

La troisième phase de la Réforme conduira aux élections. Elle sera achevée en vingt quatre (24) mois.

Les anciens élus ainsi que toute personne associée au malheur du pays ne pourront pas participer aux nouvelles élections, acte symbolisant la rupture avec la tradition. Les candidats émergeront uniquement du secteur public.

26. Rédaction d’une nouvelle Constitution.

27. Construire des édifices administratifs dans les Municipalités.

28. Création d’une chambre unique ainsi que la réduction du nombre de parlementaires.

29. Tenue d’élections au niveau municipale et parlementaire.

30. Tenue d’élections présidentielle et gouvernorales, une année après.

La quatrième phase de la réforme : phase décisive

Le développement durable constitue la phase finale de la réforme. Il inclut les projets à long terme et nécessite de grands financements.

31. Création des Industries publiques.

32. Intronisation de la réforme agraire.

33. Adoption de mesures protectionnistes.

34. Intronisation de la réforme académique.

35. Intronisation de la Réforme sanitaire.

36. Intronisation du Conseil d’État permanent (deux ans après les élections).

37. Nomination du Conseil électoral permanent (deux ans après les élections).

38. Négociation du départ des troupes étrangères.

39. Finalisation des autres points de la grande Réforme nationale.

Les critères de nomination

Le secteur public est réservé à l’élite natinale. Ainsi les nominations doivent se faire selon certains critères pour empêcher la ruine de l’État.

.Origines

.Passés

.Études

.Carrière

.Futur

.Affinités

.Moralité

.Inventions

.Concours (dictée, mathématiques, thèses, communication).

Les Autres organismes


La décentralisation administrative engendre trois gouvernorats, c'est-à-dire le pays sera divisé en trois régions, administrées par des gouverneurs. En dessous des gouverneurs on rencontre des préfets départementaux, puis des maires.


1. Le Gouvernorat du nord
Chavannes Jean-Baptiste (Agronome, Président du Mouvement paysan-papaye)

2. Le Gouvernorat du l’ouest
Gervais Charles (Président du barreau de Port-au-Prince)

3. Le Gouvernorat du sud
Jean Claude Fignolé (Professeur, écrivain, Maire de Jérémie)


La Police nationale
Frantz Lerebours


Le Corps de la Sureté interne
Jean Marie Wagnac


Le Conseil électoral
à désigner

Le Comité de rédaction d’une nouvelle Constitution
Gérard Gourgue

L’Organigramme du Conseil d’État

Administrés par des officiers, les actuels bureaux fonctionnent sous la tutelle du Conseil d’État.

. Le Bureau de décentralisation : JeanVandal

. Le Bureau d’evaluation & de recrutement : Lesly Manigat

. Le Bureau des affaires humanitaires : Frantz Etienne

. La Commission d’étude : Serge Giles

. La Commission d’application : X

. Le Conseil des expert : Turneb Delphé

. Le Bureau de presse : Smoye Noisy

. Le Bureau de revendications populaires : L’héritier de Hubert Deronceray

. Le Porte parole du Conseil d’État : Pierre Clitandre

. Le Chef de cabinet du Conseil d’État : X

Le Conseil d’État provisoire

Le président provisoire dirige le Conseil d’État. Il ne peut ni gouverner ni prendre des décisions sans l’approbation des autres membres du Conseil.
Au cours de la transition, le Conseil d’État joue le rôle d’exécutif et de législatif, entérine les actions du gouvernement. Chaque semaine, le Premier ministre doit se présenter par devant le Conseil pour soumettre son rapport et répondre aux questions.

1. Georges Moïse (Président du Conseil d’État provisoire, Président par intérim de la Cour de cassation).
*
2. Léon Saint- Louis (Professeur à l’Université d’État, avocat).
*
3. Annibal Coffy (Avocat, enseignant) .
*
4. Hérold Jean-Francois (Professeur, écrivain, directeur de la Radio Ibo).
*
5. Amos Durosier (Enseignant, directeur général de l’ULCC).
*
6. Yves Dorestal (Professeur de philosophie à l’Université d’État).
*
7. Georges Castra (Ecrivain).
*
8. Gary Victor (Écrivain, enseignat, journaliste).
*
9. Raoul Peak (Ancien ministre, cinéastre).
*
10. Alix Boucard (Expert en sécurité, criminologue, écrivain).
*
11. Jacques Sampeur (Journaliste, Président de SOS journaliste, directeur de la Radio Antilles).
*
12. Yves Pascal (Journaliste, activiste, directeur de la Radio Guinin).
*
13. Saïdel Lainé (Médecin, écrivain).
*
14. Rodrigue Féquière (Agronome, Président de l’Association des planteurs de Pétit Goâve).
*
15. Réginald Lubin (Médecin, acteur, musicien).

Le Gouvernement provisoire


Le Président

Georges Moïse (Président par intérim de la Cour de cassation).

Le Premier ministre

Julien Simon (Ancien Président de la Banque centrale).

Les Ministres

1. Ministère de l'Agriculture des ressources naturelles et du développement rural : Jacques Blaise (Doyen de la Faculté d’agronomie).

2. Ministère de l'Économie et des finances : Georges Henry Pascal (Ancien Président de la Banque centrale).

3. Ministère de l'Éducation Nationale : Hérold Toussaint (Professeur à l’Université d’État, écrivain).

4. Ministère de la Justice et de la sécurité publique : Rigaud Duplan (Avocat, ancien Président du barreau de Port-au-Prince)

5. Ministère de la Santé publique : Vely François (Médecin pratiquant, consultant de OMS).

6. Ministère des Affaires étrangères : X.

7. Ministère des Travaux publics transports & communications : Gérard Luc Jean Baptiste (actuel fonctionnaire du Ministère des Travaux public).

8. Ministère du Commerce et de l'industrie : Eddy Labossière (Économiste, Président de l’Association des économistes haïtiens).

Les autres Ministères seront abolis ou placés provisoirement sous la tutelle d’un autre organisme.

L’ Équipe intérimaire


Le chambardement général ne va pas produire le changement radical. Les militants doivent s’entendre sur une Alternative nationale avant que la Communauté internationale ne leur impose un gouvernement provisoire, une poubelle nauséabonde.

Sans contacter les personnalités en question, j’ai emprunté leur nom pour former l’équipe intérimaire. Ainsi, en exigeant le départ de l’actuel gouvernement, les militants savent par qui les remplacer. Ils doivent éviter de commettre les erreurs antérieures, quand en 1986, ils ont renversé les Duvalier, puis ont abandonné la lutte aux inconnus. Aujourd’hui, ils doivent se mobiliser sur dix, quinze ans, jusqu’à ce que l’ensemble de leurs revendications soient reçues.

La Nouvelle opposition nationale, insiste sur ces trois points suivants, lesquels représentent les piliers du développement national à savoir: “émergence d’une nouvelle génération de dirigeants”, “nouvelle orientation politique”, “intronisation d’une réforme générale”.


Cette liste va éclipser nos actuels représentants sur la scène internationale, Ban Ki-moon, Bill Clinton, Réginald Boulos.

Lisez les chapitres suivants :

1. Le Gouvernement provisoire

2.
Le Conseil d’État provisoire

3. L’Organigramme du Conseil d’État

4.
Les Autres organismes

5.
Les critères de nomination

6. Feuille de route pour la période transitoire

Monday, June 7, 2010

Plaidoyer pour une nouvelle classe politique

Rony Blain 18 décembre 2009


L’émergence d’une Nouvelle génération de dirigeants est l’une des conditions primordiales pour un véritable changement politique. Autrement, la tentative d’introniser des Réformes générales sera avortée, quand les anciennes pratiques feront surface pour souilleront les nouvelles initiatives.

Le changement constitue l’adoption de nouveaux principes, une nouvelle orientation politique, allant dans le sens du progrès, du développement et de l’intégration. Ainsi, une force administrative ou une honnête volonté doit mener le navire à bon port.

Chez nous, les honnêtes citoyens refusent d’embrasser la carrière politique parce qu’au cours des cinquante dernières années, maintes personnalités ont souffert pour leur appartenance politique ou leur croyance.

Dans tous les domaines de la vie, on dénombre des victimes innocentes. Les accidents de la route et du travail ont réclamé beaucoup plus de vie que les conflits. Les commerçants, les journalistes, les enseignants, les étudiants et les artistes qui sont tombés au cours des dix dernières années ont été assassinés dans le but d’alimenter le climat d’insécurité ou établir la psychose de peur. Dans notre pays, toutes les personnes connues figurent semble-t-il sur une liste noire. Ainsi, notre fin ne dépend pas de nos activités politiques mais de facteurs indépendants de nos actes.

Ainsi, sous aucun prétexte, je n’encourage pas les citoyens les mieux préparés du pays à rester à l’écart des affaires de la nation ni s’émigrer pour aller faire du taxi au Canada ou surveiller des magasins aux États-Unis. Non seulement, ils doivent investir le secteur public conformément à leur vocation, aussi doivent servir la nation dans son ensemble afin de reconstituer son Autorité morale.

L’un des Programmes universitaires les plus prestiges, représentant une carrière importante, la politique ne constitue pas une passe dangereuse abandonnée à quelques aventuriers et des chenapans. Si nos gouvernements sévissent pendant plus d’une cinquantaine d’années, pour finalement placer le pays au bord des précipices, une Nouvelle génération de dirigeants doit intervenir pour opérer le redressement.

La Nouvelle classe existe, mais attend son heure qui peut-être ne viendra jamais. Les membres de cette classe travaillent actuellement dans le secteur public ou le milieu socioprofessionnel, d’autres sont au chômage. Ils se distinguent par leurs comportements, leurs raisonnements, leur niveau de formation et d’évolution, leur promesse et leur vision.

Faire sortir ce produit de sa réserve, en l’occurrence la Nouvelle classe politique claustrophobe nécessite une grande préparation. Il faut éviter le risque de contagion et de contamination. Un élément de l’ensemble peut souiller le reste ; les éléments de la réserve peuvent être contaminés par le milieu où ils sont intégrés.

L’instabilité politique est due à cette rupture de livraison survenue sur le circuit de la réserve à la scène politique. Cette pénurie a été planifiée depuis des années. En combattant leurs ennemis potentiels, les dictatures ont extirpé les germes de complots en éradiquant un type d’hommes, en broyant des générations, en déshumanisant le reste.

La génération actuelle a perdu ses élans naturels, son esprit d’initiative. Vivant dans un état de dépendance, elle moisit dans l’inaction, devenant un poids pour sa personne et pour autrui.
Évoluant hors de la réalité politique, la Nouvelle génération ne peut pas concevoir son rôle et sa participation. Étant en droit de fouler la scène politique nationale, la Nouvelle génération doit rompre avec le cercle vicieux, en jouant dans le rôle idéal, le rêve de nos aïeuls.

La lutte représente la volonté de se dresser contre le cours des choses pour renverser la situation. Ainsi, la Nouvelle classe politique doit sortir de son silence et de sa léthargie pour militer dans le sens du changement en définissant sa position, en réclamant un espace social.

La scène nationale est vide, en dehors de quelques airs ressassés, des voix essoufflées, des battements d’ailes de vautour rassasiés de cadavres, on n’entend pas de nouveaux rythmes.

Un militant n’a pour ennemi que ses ambitions, sa rapacité, la réussite facile, l’amour de la flatterie. Nous avons d’édifiants modèles devant nous, l’échec de nos prédécesseurs.

En dehors des penchants naturels, tares qui rongent nos devanciers et qui peuvent souiller leurs progénitures, les militants ne doivent pas se cabrer face aux canons adverses.

Face à cette carence de dirigeants, conscient du danger qu’elle entraȋne, je convie les aspirants, personnes qui vont bénéficier d’un changement politique à lancer des initiatives individuelles et collectives comme pour forcer les choses.

Le plan de la Réforme générale est actuellement disponible, aussi bien qu’un Programme de transition. Des réformes, agraire, académique, sanitaire, judiciaire, sécuritaire, parlementaire, présidentielle, municipale permettront à chacun de militer dans son domaine respectif avant de former une chaîne d’union pour un chambardement acide.

Puisque le pays souffre d’une crise générale, le changement doit être radicale, la solution globale.

Finalement, on ne peut pas atteindre la terre promise sans une période de transition, le rite de passage de la Nouvelle classe politique.

Saturday, June 5, 2010

A Lesly Péan

A
New York, le 26 mai 2010


Monsieur,

Après avoir rédigé Le Guide de la réforme haïtienne, une proposition de réforme générale, doutant de son application, avant même sa parution, j’ai publié en novembre 2007, la Nouvelle opposition, ouvrage posant le problème de transition, les dispositions à prendre pour laisser le cercle vicieux. C’est pour la première fois dans l’histoire du pays, un Gouvernement intérimaire dispose d’un programme : rompre avec la tradition, réviser notre système politique. D’ailleurs, les transitions de 1986 et de 2004 sont bâclées parce qu’elles ne visaient pas de rectification politique. Elles représentaient des moments de répits, sur le chemin de l’enfer.

Aujourd’hui, le mécontent populaire s’est dégénéré en manifestations ouvertes auxquelles participent les lavalassiens, les duvaliéristes ainsi que les dirigeants de l’ancienne opposition pour provoquer le départ précipité de René Préval. Mais dans le camp adverse, par crainte de chaos, l’Église catholique et la Communauté internationale soutiennent le régime.

Pour aboutir à un réel changement politique, l’opposition nationale doit se restructurer. Dans la Nouvelle opposition, j’écris ceci : “L’Ancienne opposition a mené de grands combats a gagné toutes les batailles, finalement a perdu la guerre; faute de vision et d’encadrement. La mission de la Nouvelle opposition serait de parachever les travaux inachevés en ouvrant les tranchées abandonnées dans la lutte populaire.”

L’Ancienne opposition œuvre contre le changement, dans la mesure qu’elle représente la chose à changer. De 1986 à nos jours, elle a pactisé avec nos bourreaux en appuyant leurs crimes et leurs incuries; elle a participé aux gouvernements d’union; au parlement, elle a voté pour la répression. À l’heure actuelle, si l’ancienne opposition veut être utile, elle doit se contenter d’apporter un appui moral au mouvement sans réclamer le partenariat.

Partisan d’une rectification politique, La Nouvelle opposition nationale encadre la nouvelle génération de militants sur la route du changement. Voulant rallier la majorité silencieuse, éviter une unité hétéroclite, sans hypocrisie, j’ai désigné les acteurs à exclure du cercle : “Les duvaliéristes, les lavalassiens, les partis politiques, les Églises catholique et protestante, l’Armée d’Haïti, les agents impérialistes, les membres de l’actuelle oligarchie et leurs valets, les immoraux et les vendus.” À ce groupe, faut-il ajouté la diaspora haïtienne, de sales serviteurs agissant sous la dictée de leurs hôtes.

De 1986 à nos jours, date à laquelle nous avons rompu avec le passé pour de nouvelles promesses, ces dispositions n’empêchent pas l’avènement des imposteurs.

Fort Dimanche a disparu, mais on retrouve les cadavres sous les ponts; les VSN sont en fuite, mais les hommes à motocyclette exterminent la population; finalement vols, viols, enlèvements, font partie intégrante de nos mœurs. Sur la pente fatale où le pays chemine, la disparition de l’homme haïtien est certaine.

On ne peut pas abandonner la Première République noire à une dizaine de Libanais, détenteurs de quatre passeports, chacun. La lutte actuelle doit aboutir au changement, pas au remplacement, quand la majorité aura accès à la richesse nationale par l’entremise d’une politique de justice sociale.

Je préfère le chaos à l’holocauste, s’il s’agit d’un passage obligé. Le premier débouche sur un pacte, l’autre sur le néant. Les élections ne vont pas effacer la problématique haïtienne qui à chaque fois, gagne en largeur et en profondeur.

Dans notre quête d’indépendance, nos ancêtres ont brûlé toutes les plantations et les usines du pays sans épargner leur propre logis. Le développement national ne tombera pas comme la manne, les vaillants citoyens doivent aller à sa rencontre, en payant le prix qu’il faut.

Pour se cristalliser, le mouvement réclame une Alternative : un symbole d’unification, de crédibilité et de représentativité. Dans une lutte pacifique, Il nous faut une base morale, une constitution administrative pour convaincre l’adversaire. Il ne suffit pas de le rappeler son bilan négatif, mais aussi, il faut présenter des propositions constructives.

Pour conclure, les manifestations organisées par nos anciens bourreaux roulent de stériles vacarmes, des gestes contraires à l’esprit du changement. Tant qu’une nouvelle génération de dirigeants tarde à poindre sur la scène politique à travers des prises de positions solides et des textes engagés, le changement veillera pendant longtemps encore dans les couloirs du sous développement.

Rony Blain

L’action citoyenne(RP)

Rony Blain 20 mai 2010

L’action citoyenne représente l’ensemble des réactions populaires face à la dérive politique. Par cette définition, les citoyens réagissent même quand ils ne sont pas conscients, dans la mesure qu’ils sont affectés directement ou indirectement par les décisions gouvernementales. Ces réactions peuvent être actives ou passives. Actives, quand les citoyens produisent des réactions visibles, en protestant; passives quand ils se montrent indifférents.

Puisque le changement passe par l’action citoyenne, je me propose d’énumérer les différentes étapes de sa cristallisation, à savoir, la confusion, la démission, le boycott, la mobilisation, le chambardement, l’alternative, la participation.

La confusion

Passive, la confusion représente la pathologie du psychisme collectif, quand l’opinion publique n’arrive pas à se situer dans les événements. Dans le camp du pouvoir, les déclarations sont frauduleuses, les actions compromettantes. Dans cette situation aberrantes, le peuple ne sait s’il doit appuyer le processus en cour ou le boycotter. La confusion symbolise la maladie mentale du peuple.

La démission

Passive, la démission représente un état de lassitude. Les citoyens y sombrent quand ils ont vu leur rêves s’éteindre, leur réalisations s’effondrer. Le plus souvent, la démission arrive après une longue période de mobilisation quand nos dirigeants idéals se dégénèrent en sales vagabonds, que les promesses faites n’ont pas été tenues.

Le boycott

Passif, le boycott se définit par une réponse négative des citoyens au pouvoir en place. À ce stade, le peuple ne s’identifie pas à ses dirigeants. Il y a cassure et désaccord, lesquels aboutiront à des actions plus concrètes, telles que la mobilisation. Le plus souvent, le peuple cherche de nouveau dirigeants.

La mobilisation

Active, la mobilisation représente l’ensemble des mesures entreprises par les citoyens pour renverser une situation défavorable. La mobilisation représente la plus haute forme de conscientisation, elle est accompagné de dénonciations et d’une forte volonté de changement.

Le chambardement

Actif, le chambardement représente une rupture irréversible, quand le peuple s’oriente vers le changement. Les militants lancent des actions concrètes : grève, manifestation.

L’alternative

Active, l’alternative avance des propositions lesquelles justifiant le mouvement de protestation. Elle trace une route claire menant à des objectifs réalistes.

La participation

Active, la participation se définit par une prise en charge des protestataires des institutions incriminées après la prise du pouvoir. La participation est effective soit par la prise du pouvoir ou par la représentation. Quand le peuple renverse un régime, certains citoyens réclament des postes, en faisant valoir leurs droits aussi le peuple place sa confiance dans quelques concitoyens pour le guider. Ainsi émergent les nouveaux dirigeants.

Par exemple le 8 février 1986, des employés révoqués se sont présentés à leur ancienne institution, profitant du chaos et la fuite des autres titulaires pour occuper illicitement les lieux. Ils se contentaient de dire qu’on leur a injustement révoquer.

Témoins de temps d’années d’incuries, nos valeurs, nos cadres et nos universitaires doivent se positionner pour réclamer un poste ou imposer leur présente dans le secteur public. Cette percée représente une forme de participation, une réponse à l’exclusion. La seule chose, ils doivent prouver qu’ils représentent l’élite nationale, porteur d’espoir et de solution.

Ils ne doivent pas attendre le début des hostilités pour s’émerger, ils doivent s’ériger dès maintenant, à travers des prises de position spectaculaires, des publications fracassantes, en faisant croire que leurs canons sont pointés sur l’ennemi commun.

En cas de prise du pouvoir, une campagne d’épuration administrative sera lancée pour éviter aux mauvaises graines de germer à nouveau. Immoraux, corrompus, incapables seront remerciés. Mais en plus de la qualification, les aspirants doivent prouver leurs intérêts pour le changement, c’est-à-dire, ils doivent déborder leur statut de simples demandeur d’emplois.

Aujourd’hui, la nation a atteint le carrefour du changement, il ne manque que l’apport des aspirants. Les anciens bourreaux se manifestent sans masque, où sont les authentiques aspirants, les futurs bénéficiaires du changement ?



Friday, June 4, 2010

Le contrat social de la Nouvelle opposition nationale

A
A
Victorieux de la guerre de l’Indépendance, les généraux haïtiens ont signé un pacte politique, l’acte de l’indépendance, reconnaissant la défaite de l’armé française, la fin de l’esclavage, le partage des privilèges entre l’état major de l’armée indigène. Les luttes intestines et les combats fratricides ont bloqué la création des Institutions nationales. Les mulâtres ont géré et pillé pendant cent cinquante (150) ans. Finalement, les régimes noiristes ont commis un génocide.

Ce brassage de complots et de misère engendre une infinité de types d’anormaux parmi nos concitoyens : indifférent, négligeant, insouciant, farceur, indiscipliné, opportuniste, menteur, malfaisant, cruel, destructif, malpropre.

« Pour une héroïque sortie de situation, la nation doit forger une alliance durable, ou chaque partie recevra une part égale à son niveau d’engagement. »

Le Nouveau contrat social représente les points essentiels du Guide de la réforme haïtienne.


La division administrative. Le pays sera divisé en trois (3) Régions ; une Région (1) en trois (3) Départements ; un (1) Département en trois (3) Municipalités.

Il y aura trois (3) types de gouvernement : Central, Régional, Municipal.

La présidence. Le pouvoir du président sera limité ; il n’exercera plus sa tutelle dans les domaines suivants : sécurité, finances, économie, administration publique. Des postes de gouverneurs seront crées, l’autorité des maires sera renforcée ; un poste de vice président sera créé.

Le parlement sera transformé en chambre unique administré par un président ; le nombre de députés et sénateurs sera réduit à cinquante quatre (54) au total.

Le Conseil d’État entérinera les nominations importantes, veillera sur la bonne marche des Institutions publiques.

L’État. Il faut changer la mission de l’État. Les Institutions publiques doivent œuvrer dans le sens du bien-être collectif. L’élite nationale va enfin intégrer le secteur public.

Le secteur public. On obtient un poste dans le secteur public en participant au concours. Hormis les postes de direction, seul l’Institut national d’administration octroie des postes dans le secteur public. Pour être nommé, il faut être détenteur du diplôme universitaire.

La police administrative et la cour interne vont combattre la corruption et la malversation dans le secteur public.

Les dirigeants. Et les élus et les cadres supérieurs doivent être issus de familles établies, grandis dans un environnement adéquat. En plus d’une brillante carrière, ils doivent être des universitaires ; la priorité sera accordée à ceux qui sont formés en Europe ou en Amérique du Nord. La porte sera fermée aux anonymes.

La réforme veut que le pouvoir aille aux actuels fonctionnaires d’État. Tous les postes électifs, président, gouverneurs, maires, parlementaires iront aux actuels fonctionnaires publics qualifiés. Le parrainage et le clientélisme sont bannis.

La sécurité. Le pays comptera plusieurs corps de sécurité : la police régionale, la police municipale et le corps des réservistes. Ce dernier sera capable de mobiliser plus de soixante-quinze mille (75.000) hommes en cas d’invasion étrangère. La Sûreté interne se chargera de protéger l’État contre ses ennemis internes. Les Forces Armées d’Haïti seront abolies.

La souveraineté. La désoccupation du pays passe par l’avènement d’un gouvernement provisoire, l’intronisation de la Réforme et l’organisation de nouvelles élections.

Les subventions. La redistribution de la richesse nationale se fera à travers des programmes de subventions diverses : transport, logement, éducation, agriculture, produits de première nécessité.

L’Industrialisation. L’État va se lance dans la construction d’une infrastructure de production, pour réduire notre dépendance vis-à-vis des produits importés aussi bien que pour combattre le déficit commercial. Le pays doit réduire à 40% son volume d’importation en relançant l’agriculture, l’élevage et la pêche, en fabriquant outils et équipements sur place.

Nous devons mettre nos produits à la disposition de nos ressortissants. Le secteur artisanal doit être industrialisé.

La taxation. L’État doit élargir l’espace fiscale en imposant de nouvelles taxes, en élevant les redevances actuelles, en régularisant le secteur informel.

Le nouveau système fiscal sera conçu pour éliminer le déficit budgétaire.

Le transport est l’un des piliers du développement national. Des autobus climatisés, d’une capacité supérieure à cinquante (50) sièges seront placés sur les artères de la Capitale. Plus besoin d’attendre pendant des heures au soleil une place à bord d’une camionnette délabrée. Aussi, étudiants, personnes âgées ou handicapées seront admis à prix réduits. Fin des embouteillages quotidiens.

La province. Tous les services publics seront décentralisés au niveau régional, municipal, communal, suivant leur vocation. Plus de 60% des postes du secteur public seront transférés en province.

L’enseignement. L’éducation est l’âme du développement national, ainsi les enseignants qualifiés seront protégés. Nos meilleurs éléments doivent pouvoir embrassés sans crainte cette noble carrière. Ils vont bénéficier de réduction d’impôt, de logements sociaux, de prêts et d’autres types de subvention. Ils feront partie du groupe de salariés de l’État les mieux payés. En outre l’Enseignement public fournira 80% des salles de classes nécessaires.

Les universitaires. Vous serez les premiers bénéficiaires de la Réforme, car chaque année l’État doit embaucher plus de 10% des jeunes diplômés. Pour fonctionner, le secteur public aura besoin au moins cinquante mille (50.000) cadres supplémentaires.

Finalement, l’Université sera équipée de laboratoires et de bibliothèques. Des annexes seront ouvertes dans les quartiers urbains ainsi qu’en province.

L’Université d’État mettra 150.000 sièges à la disposition des étudiants.

Les paysans. La réforme agraire va transformer la campagne en zone de production. Les terres seront arrosées, la semence subventionnée. L’arrière-pays sera électrifié et les paysans intégrés dans la grande famille haïtienne. Plus besoin de fuir votre séjour naturel : prendre la mer, rentrer à la Capitale ou traverser la frontière. Les produits agricoles seront exportés et vous serez tirés de la misère.

Les ouvriers. La Réforme vise la transformation de la classe ouvrière et son intégration dans la vie sociale. Des parcs industriels seront établis, des cités ouvrières seront construites. Les ouvriers auront accès à des subventions, quand la richesse nationale sera redistribuée de façon équitable.

La famille. La famille est l’unique institution nationale, en dehors règne le chaos. Plus besoin d’attendre un visa qui souvent n’arrive pas. Les chefs de famille doivent participer à cette héroïque conquête, le changement politique pour assurer le futur de leurs proches.

Les chômeurs. Le pays sera transformé en un vaste chantier. On embauchera des milliers de manœuvres pour les travaux d’infrastructure de la réforme agraire aussi bien que pour la construction des parcs industriels, des édifices publics, le village des émigrés et des villages touristiques. Peut-être, certaines constructions seront ralenties pour faute de main d’œuvre.

Les infortunés. La justice sociale constitue l’essentiel de la Réforme. L’État va prendre en charge, les pauvres, les vieillards, les orphelins et les petits brigands. Personne ne sera trahi ou délaissée.

La jeunesse. Dès l’âge de vingt ans, à la fin des études secondaires, les jeunes cessent de croître pour dégénérer dans l’attente, la privation et le désespoir. Désormais, la jeunesse nationale sera intégrée dans un monde compatible à sa vocation. L’art, la culture et le sport constituent des priorités. En outre, avant la fin même des études secondaires, nos jeunes étudiants pourront planifier les prochaines étapes sans consentir de cruels sacrifices.

Les émigrés. C’est en laissant le pays que vous pouvez l’apprécier. Dans les pays d’accueil, vous ne pouvez pas exercer certaines professions, vous ne pouvez pas habiter certains quartiers, vous êtes victimes de disparités salariales, vous n’appartenez à aucune classe sociale quand votre famille s’est littéralement désintégrée. Vous devez réclamer un coin sur la planète en suivant vos dollars envoyés au pays. Au lieu de construire à Saint Domingue, vous aurez votre propre village. De plus vos faibles moyens sont amplement suffisants pour financer l’Industrialisation du pays.

Conclusion. Finalement, il est temps pour vous de juger de ne plus vivre dans la peur, la honte et la crasse. Il est temps pour vous de jouir de votre liberté, un héritage sacré. Vous aspirations sont parfaitement légitimes ; tous citoyens doivent avoir les mêmes opportunités quand les institutions œuvrent pour le progrès social.

Maintenant, travaillons pour le bien-être collectif afin que nos fils ne tombent pas dans cette saleté pestilentielle, cette noble cochonnerie.
Rony Blain
Initiateur et conseiller de la Nouvelle opposition nationale
artunive@yahoo.com